La contrainte était posée dès la Partie 2 : l’ESP32 WROOM-32 est trop grand pour rentrer dans l’emplacement prévu dans le modèle 3D de la porte. Il fallait donc loger l’électronique ailleurs — mais pas dans une boîte quelconque. C’est un projet Stargate, autant que le boîtier en fasse partie.
L’idée
Le cartouche d’Abydos, c’est cette tablette de pierre couverte de symboles que Daniel Jackson déchiffre dans le film pour trouver l’adresse de retour vers la Terre. C’est un objet central dans le film — reconnaissable, chargé de sens, et visuellement fort. En faire le boîtier de l’électronique, c’était obligé.

Concrètement : une boîte qui contient toute l’électronique, vissée au mur quelques centimètres sous la porte avec un câble vers la prise. Fonctionnelle par nature, Stargate par l’apparence.Le boîtier final fait 53 × 68 × 230 mm — compact, discret, et juste assez grand pour tout loger.
Le défi du design
La face principale devait reprendre les symboles du cartouche. Premier essai : tenter d’extraire directement le SVG depuis le fichier STL du modèle Printables. Résultat non concluant — la géométrie n’était pas exploitable proprement.


Deuxième tentative : partir d’une image. Après quelques recherches, j’ai trouvé une source bien plus nette et exploitable, que j’ai convertie en SVG puis importée dans Fusion 360. De là, les symboles ont pu être modélisés correctement sur la face de la boîte.

Les symboles sont modélisés séparément, comme des éléments distincts sur la face. Ça m’a permis de les positionner stratégiquement pour **cacher les 2 vis M3** qui maintiennent le couvercle. Le boîtier se ferme solidement, les vis sont là, mais on ne les voit pas — les symboles d’Abydos font le travail de cache-vis sans que ça se remarque.

Ce qu’il y a dedans
L’intérieur contient quatre éléments principaux :
L’alimentation 5V 5A — choisie spécifiquement en format compact pour tenir dans le boîtier avec le reste.
L’ESP32 DevKit WROOM-32 — le cerveau du système. Il reçoit les commandes de l’interface SGC via WiFi et orchestre LEDs et sons.
Le DFPlayer Mini — le module son. Il lit les 8 fichiers MP3 depuis la carte SD et pilote le haut-parleur logé dans la porte.
Une petite carte proto PCB avec des connecteurs JST et Dupont. C’est le hub de distribution central : l’alimentation arrive sur cette carte, et tout repart proprement en JST ou Dupont — vers l’ESP32, vers le DFPlayer, et vers la porte via les câbles LED et le bouton. Pas de fils volants, pas de connexions bricolées. Chaque chose à sa place, dé-connectable facilement pour la maintenance.
La fixation
Le cartouche se fixe au mur à quelques centimètres sous la porte. Pour le montage, j’ai intégré directement dans le dos de la boîte une tirette — un slot en forme de goutte d’eau qui permet de poser le boîtier sur une vis déjà plantée dans le mur : la partie large passe sur la tête de vis, on glisse vers le bas dans la rainure plus étroite, et le boîtier est verrouillé. Démontable en deux secondes pour accéder à l’électronique.
En bas de la boîte, deux sorties : le câble alimentation vers la prise, et le bouton physique, positionné là pour rester discret tout en restant facilement accessible. Un appui lance la séquence Abydos, deux appuis lancent Atlantis — pas besoin d’ouvrir l’interface pour une démo rapide.
Les câbles vers la porte — rubans LED, haut-parleur — remontent discrètement dans la structure. L’ensemble reste visible et assumé — c’est un élément du décor à part entière, pas une boîte qu’on cherche à cacher.
L’impression
Même filament que la porte — du PLA gris anthracite — pour garder une cohérence visuelle entre les deux éléments. La boîte se compose de deux pièces principales imprimées séparément : le corps et le couvercle. Les symboles Abydos sont imprimés individuellement et assemblés sur la face.
Bilan impression boîte Abydos
| Couvercle | 54,0 g — 2h29 |
| Corps principal | 84,3 g — 2h32 |
| Symboles Abydos (S01→S07) | 2,4 g — 0h11 |
| Durée totale | 5h12 |
| Filament total consommé | 140,7 g |

