J’ai pas mal avancé depuis la partie précédente. Les deux moitiés de la porte sont assemblées, le cartouche est câblé, et l’électronique est en place. Voilà comment ça s’est passé.
Le cartouche d’Abydos était presque terminé. Les hiéroglyphes et les personnages sont là, il manquait juste les deux petits symboles à coller pour cacher les vis de fermeture.

Avant de tout installer, j’ai étiqueté chaque câble. Quand on a une vingtaine de fils qui se ressemblent, c’est pas un luxe. Le PCB hub est câblé, tout est identifié, les JST et les Dupont sont en place.

Tout sorti sur l’établi avant installation — l’alimentation, l’ESP32, le hub, les câbles, le haut-parleur, les covers rouges. Une dernière vérification avant que ça disparaisse à l’intérieur.

Le PLA gris anthracite c’est beau, mais à chaque fois qu’on touche la porte, les doigts ressortent noirs. Du graphite pur. J’ai pris la photo avant d’aller me laver les mains.

La solution : un passage de vernis mat sur toute la surface. Ça fixe le graphite, l’aspect ne change pas, et on peut manipuler la porte normalement après. Problème réglé.
Il était 3h16 du matin sur cette photo. La porte à plat, les chevrons allumés pour un test, les couleurs du filament encore visibles sur les pièces intérieures. Ça s’allumait, ça tournait, ça jouait les sons. Ce genre de projet a ses propres horaires.

Le plexi de 50cm avec son film miroir sans tain. Appliqué sur un tissu propre, pas de bulle. Ce qu’il faut retenir : le plexi doit être glissé dans sa rainure avant de fermer la face avant — une fois les deux moitiés assemblées, c’est impossible à faire après. J’ai failli l’oublier.

Chaque chevron c’est une base noire et un cover en PLA rouge transparent par-dessus. La lumière blanche des LEDs derrière le rouge donne exactement la bonne teinte. Simple mais ça fait le job.
L’intérieur du cartouche c’est serré, mais tout rentre. L’alimentation prend la moitié de l’espace, l’ESP32 et le DFPlayer à côté, tout ce qui part vers la porte passe par les connecteurs en haut. Une fois le couvercle fermé et les symboles collés, on ne voit plus rien.

Et voilà où j’en suis. La porte est fermée, les chevrons en place, le plexi et son film au centre. Le cartouche est posé devant, encore ouvert, les câbles entre les deux. Elle n’est pas encore sur le mur — mais elle existe.
